28/03/2004

Après le lien vers l’article de Marjorie Fantato&nbs


Après le lien vers l’article de Marjorie Fantato au Québécois Libre par Ase:

 

Aujourd'hui, la publicité est complètement intégrée au décor quotidien. Au point que plus personne ne semblait la remarquer… Jusqu’à ce que des petits malins se mettent à taguer chaque panneau publicitaire! Vous en avez sûrement entendu parler, ou vous les avez même vu : les "anti-pubs". Ces petits prétentieux qui se sont donnés pour mission d’éduquer le peuple, de lui montrer qu’il est bête et abruti par la pub, que ses choix sont mauvais car influencés par une force mystérieuse qu’ils appellent "la société de consommation" ou même "le capitalisme"…

 

  En fait, les anti-pubs ne font que revendiquer l’appropriation d’un lieu qui ne leur appartient pas (du moins qui ne leur appartient pas plus qu’à d’autres, et c’est là le véritable problème). Il y a donc vol, autant que de la part des hommes de l’État qui ne se préoccupent pas de l’avis des citoyens. Chacun agit selon un soi-disant intérêt collectif: les hommes de l’État pour le bien public, les anti-pubs au nom de ce que pense – ou devrait penser – la majorité «silencieuse». À noter que les anti-pubs commettent de vrais actes de vandalisme, en saccageant et détruisant le matériel publicitaire. Si l’on ajoute à cela la récupération politique et idéologique de ce pseudo-mouvement (que trahissent les messages tagués par les anti-pubs), on peut carrément parler de terrorisme intellectuel. Voilà comment font les totalitaires pour imposer leurs idées: ils politisent la propriété et les choix des autres. Ce qui rend dès lors les actions des anti-pubs similaires aux agissements de groupuscules extrémistes, et tout autant condamnables. 
  
          Collectiviser un espace peut pousser certains à vouloir y mettre de la pub, d’autres à ne pas le vouloir: le problème serait donc résolu si l’espace en question était privé. Il n’existe aucun problème qui ne puisse se résoudre dans le cadre de la propriété privée. C’est pour cette simple raison qu’il faut privatiser tout ce qui est public. Une appropriation à la base mettrait fin à tous les conflits, car les usagers décideraient pour eux-mêmes: ils ne pourraient donc en vouloir à personne pour ce qui leur arrive. Bien sur, cela suppose une grande responsabilisation de la part des citoyens: ce qui n’est pas gagné, puisque le lourd État-assistant a réussi à transformer chaque citoyen en véritable handicapé social, incapable de s’assumer en tant qu'individu maître de ses choix. 

 

J'ai envie de soutenir les publicités et vous montrer quelques unes de mes préférées, qui se retrouveraient j’en suis certaine dans les stations de métros privées, sur des panneaux le long de routes privées…





22:27 Écrit par Kathy Schmurtz et Had | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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